Pax Romana : l’économie florissante

Sous le Haut-Empire romain, la tendance à la concentration foncière se confirme. La plupart des richesses produites viennent des campagnes et de l’agriculture.  La nobilitas ou les temples d’Orient possèdent de vastes domaines. Mais le plus grand propriétaire de l’empire est l’empereur lui-même qui agrandit ses biens en confisquant ceux de ses opposants. Le centre du grand domaine ou latifundium est la villa, la demeure du maître avec ses dépendances. Si l’idéal affiché est celui de l’autarcie, car c’est le patrimoine foncier et l’autosuffisance qui fonde la dignité sociale, il existe d’importantes régions de cultures commerciales. La principale culture est celle des céréales qui permet de nourrir tous les habitants du domaine. Les agronomes romains conseillent de réserver une partie de la superficie à des cultures commerciales comme la vigne et l’olivier. La petite propriété n’a pas disparu pour autant. Elle demeure l’idéal de la société romaine mais son importance s’est réduite. Si sous l’Empire, l’agriculture a peu évolué techniquement, elle a diffusée certaines pratiques. L’existence de gains de productivité n’est pas exclue par certains auteurs.

Les principales activités artisanales sont effectuées dans les campagnes, mais aussi dans les villes : production textile, fabrication et entretien des outils, production de poterie. Pendant très longtemps les historiens conçurent les villes antiques comme uniquement consommatrices. D’importantes régions minières existaient en Espagne et dans les régions danubiennes. Mais là aussi, les progrès techniques sont minimes. Le travail manuel, l’activité mercantile, sont, pour les classes instruites, une source de mépris, une chose réservée aux classes inférieures et aux esclaves.

La paix et la prospérité du Haut-Empire entraînent un accroissement des activités commerciales. La Méditerranée au cœur de l’Empire romain connaît un trafic intense. La piraterie est très réduite grâce aux flottes de guerre des empereurs qui patrouillent en permanence. Les navires se hasardent de plus en plus en haute mer pour raccourcir la durée des traversées. Mais pour les trajets courts ou moyens, les marins préfèrent le cabotage le long des côtes. La Méditerranée est ouverte de mars à octobre, c’est-à-dire que la navigation y est autorisée. En hiver, il n’y a pas de navigation. Les grands ports méditerranéens sont Ostie, le port de Rome, Alexandrie en Égypte et Carthage en Afrique. Les liens commerciaux atteignent aussi la Baltique, l’Afrique noire via les caravanes transsahariennes, l’Inde et la Chine. On voit donc que l’empire n’est pas un espace clos. Le goût pour les produits de luxe des Romains alimente le grand commerce international. En ce sens l’Empire prolonge les deux derniers siècles de la république, mais la domination économique italienne dans certains domaines – céramiques de qualités, amphores, vins – cède la place, avec le temps, aux productions provinciales.

source : wikipedia

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